Interviews

LOST IN A CIRCLE, chinese paper, 50 x 50 cm, 2017

UNSHAPE THE SHAPE 6, paper, 55 x 80 cm, 2018

UNSHAPE THE SHAPE 6, paper, 55 x 80 cm, 2018

J’ai rencontré Baptiste à la Haute Ecole des Arts du Rhin de Strasbourg, nous étions dans la même promotion. Plus tard, nos chemins se sont croisés lorsque nous avons participé à la résidence d’artiste the Swatch Art Peace Hotel à Shanghai. Attiré par la beauté de la nature et la richesse des nouvelles cultures, le parcours de Baptiste Desjardin est très international. Il a effectué des résidences d’artistes au Congo, en Palestine, en Chine et en Corée du Sud. Il a également participé à de nombreuses expositions dans le monde entier.

 

Baptiste voyage, observe et admire les paysages asiatiques. Apaisé par le silence qui hante les rues habitées, il se focalise sur les détails de la ville. Des branches d’arbres se mêlent à des câbles électriques, l’ombre brille grâce à la lumière, l’informe se forme, le vide n’est plus vide. Le travail de l’artiste plasticien Baptiste Desjardin est incroyablement poétique et minutieux. La feuille blanche creusée en mille détails par les mains de l’artiste se transforme petit à petit en forêt enchantée puis en ville industrielle. Les heures passées à découper ne sont qu’un souvenir. Baptiste rêve, son geste est automatique, les morceaux de feuilles s'envolent, s’accumulent et finissent par former une montagne de flocons blancs.

 

Le vide est essentiel dans l’œuvre de Baptiste Desjardin. Le vide construit ce qui a été déconstruit par les mains de l’artiste. Les trous noirs dans la feuille blanche prennent vie à travers un mur parfois rouge et nous nous laissons emporter par ces cercles de vide infini. Attirés dans un tourbillon de détails, nous nous perdons dans un cosmos de motifs organiques. L’artiste nous questionne sur la perception de la société d’aujourd’hui, cette société capitaliste et matérialiste. Quelle est la relation entre l’homme et la nature ? L’homme ne peut exister seul, et le vide ne peut exister sans la matière. La forêt est une ville industrielle, les branches d’arbres sont des fils électriques et notre perception est sans cesse trompée.

 

Lien vers le site de l’artiste :Baptiste Desjardin

LA FEUILLE QUI S'ATTACHE AU PRESENT, paper, 110 x 40 cm, 2018

Baptiste and I met in art school, at the Haute Ecole des Arts du Rhin of Strasbourg. We also graduated the same year. Later, we both participated in The Swatch Art Peace Hotel artist residency in Shanghai. Baptiste has a very strong international profile. He's really interested in new cultures and exotic nature. He participated in many artist residencies and exhibitions abroad in Congo, Palestine, China and South Korea for example. 

 

Baptiste likes to travel and observe the world in which he lives. He also admires Asian landscapes. The silence of the empty streets helps him focus on the city’s details. Tree branches mingle with electric cables, shadow shines through the light, the unshaped is shaped, and emptiness is no longer empty. Baptiste Desjardin’s work is incredibly poetic and meticulous. The white paper is cut by the artist’s hands and is shaped into thousand of details. It no longer looks like a white paper but like an enchanted forest or an industrial city. The hours spent cutting is just a memory. Baptiste dreams, his gesture is automatic; the pieces of paper cut form a mountain of white flakes underneath the artists’ table.

 

Emptiness is essential in the work of Baptiste Desjardin. It builds what the hands of the artist had deconstructed. The holes in the white paper come alive through a red wall and we fall into the black holes. Attracted by a whirlwind of details, we lose ourselves in cosmos of paper cuts. The artist questions us about the perception of our society, this capitalist and materialistic world. What is the relationship between man and nature? Man cannot exist alone, and emptiness cannot exist without material. The forest is an industrial city, the branches of trees are electric wires and our perception is constantly deceived.

 

The artists website: Baptiste Desjardin

LA FEUILLE QUI S'ATTACHE AU PRESENT, paper, 110 x 40 cm, 2018


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